Au boulot les feignasses!



Creme that egg, Joseph Herscher, 2008

Le dernier «Cut up» de Jackie Berroyer nous cause du travail, et comme d’hab’ cette émission kaléidoscope ne manque pas de me réjouir et de me surprendre. C’est à voir sur le site d’Arte+7 (jusqu'à mercredi?).

Paulo Anarkao – Sex, drug, rock’n’roll & écologisme primaire

Comme le Geoffroy à qui je dois cette belle découverte ne semble pas disponible pour vous en causer, je m’en charge.
Et en même temps il n’y pas grand chose à en dire de plus que regardez-le! Documentaire tout entier centré sur Paulo, personnage haut en couleur et cradingue, à la prose pétaradante, anarchiste qui s’amuse, échangiste affirmé… Cette compilation de tranches de vie est aussi drôle qu’hallucinante!
On doit ce film brut au lillois Gérald (Touillon), son propre fils, venu à sa rencontre une dizaine de jours, en 2007, caméra au poing.



Le film peut aussi être téléchargé ici. Et une courte interview de son réalisateur ici.

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Outrage et rébellion, film collectif



En soutien à Joachim Gatti qui a perdu un œil lors d'une expulsion de squat à Montreuil (d'un tir de flashball, en juillet dernier), en protestation à la présence toujours plus importante et violente de la police dans nos villes, 40 films courts de 40 réalisateurs sont réunis et présentés sur le site de Mediapart. (Ils sont mis en ligne progressivement, depuis le 10 décembre, jusqu'au 20 janvier.)
Pour plus de détails, se reporter à l'article d'Isabelle Regnier.

J'ai beaucoup aimé le film de Caroline Deruas, Exercice de double pensée. Une sorte de triptyque, une vrai bouffée d'air.

Jean Rouch et Edgar Morin, Chronique d'un été

Ce documentaire suit des parisiens durant l'été 1960, il tricote le portrait de personnes ordinaires, de «vrais gens», témoigne de leurs conditions de vie, de leurs sentiments existentiels, tandis que, en marge, la possibilité d'un film ethnographique est mise en suspens. Ce film réalisé avec le comité du film ethnographique (Musée de l'Homme, Paris) a reçu le prix de la critique du Festival de Cannes en 1961.
Jean Rouch, ingénieur des Ponts-et-Chaussées de formation, commence son travail de documentariste en Afrique dans les années 40 ; la caméra l'accompagne dans sa reconversion vers l'ethnographie. Il sera une des figures principales du cinéma-vérité (nommé aussi cinéma direct), Dziga Vertov et Michel Brault pour maîtres, les réalisateurs de la Nouvelle vague pour admirateurs.
Un ouvrage de référence vient de paraître, Jean Rouch, cinéma et anthropologie, co-édité par les Cahiers du Cinéma et l'INA. Une anthologie regroupant 10 de ses films a été édité en 2005 aux Éditions Montparnasse.

« Il y a deux façons de concevoir le cinéma du réel : la première est de prétendre donner à voir le réel ; la seconde est de se poser le problème du réel. De même, il y avait deux façons de concevoir le cinéma-vérité. La première était de prétendre apporter la vérité. La seconde était de se poser le problème de la vérité. » Edgar Morin

Le collectif Berlin



Bart Baele, Yves Degryse et Caroline Rochlitz forment le collectif flamand Berlin (www.berlinberlin.be). Dans le cadre de leur projet «Holocene» ils réalisent des documentaires avec une finesse très percutante. Chaque film traite d'un endroit du monde, une ville ou une région. Ils prennent tout le temps d'écouter ses habitants et «montent» les paroles et images recueillies de sorte à rendre au mieux la complexité des situations. Ces morceaux de réalités sont au premier abord lointains ; seulement on ne peut rester longtemps de glace devant les tensions témoignées.

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La dialectique peut-elle casser des briques?

Un titre quelque peu étrange pour un film d'arts martiaux.

«Le premier film entièrement détourné de l'histoire du cinéma» est l'œuvre d'un situationniste, René Vienet, et il date de 1973. Le film original est un banal divertissement chinois «dans lequel des pratiquants de taekwondo coréens s'opposent à des oppresseurs japonais», selon Wikipédia.
Mais cela vous n'êtes pas sensés le savoir, car le film une fois détourné est une fresque révolutionnaire où d'ardents prolétaires affrontent courageusement les bureaucrates, maniant la dialectique et la subjectivité radicale avec une efficacité que leurs oppresseurs vont avoir du mal à contrer bien longtemps...
Pour ma part j'ai trouvé ça très drôle et ne peux que le recommander, mais vous connaissez ma subjectivité ;-)

Le film peut se voir sur UBU, sur Dailymotion (en plusieurs parties), mais le mieux c'est encore de le télécharger sur ce site à trésors : Acte-gratuit.net.
Le film est à prendre là
.







«Et maintenant voilà comment pépé qui roule n'amasse pas mousse mais se farcit du bureaucrate à coup de boule.»

Cyriak's Animation mix

Une longue vidéo de 5 minutes de l'animateur, dessinateur et compositeur de musique 8 bit, Cyriak. Il est anglais.
http://www.cyriak.co.uk/
(Piqué sur Écrans.fr)









Blu

«Fantoche»



En passant au hasard sur Quoifairederien, le wiki consacré au graphisme monté par Nicolas Morand, une belle surprise m'attendait ; un film animé de Blu, une espèce de peintre de rue. Son dada c'est de dessiner des personnages viscéraux et psychotiques, que ce soit dans des tailles monumentales, à moins qu'il les torture dans ses carnets où encore qu'il leur donne une vie en stop motion, dans des lieux abandonnés.
Troublant garçon.

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