Workshop Manifeste à l'école d'art de Bayonne



L’École d’art de Bayonne (ESAPB) nous a invité du 21 au 24 janvier pour proposer un workshop et présenter le travail de FV pour les étudiant·es. Sur ma longue route pour Brest, je m'y suis donc rendu. Un vrai plaisir que ces quelques jours dans cette petite école atypique et très chaleureuse, où les trois classes de prépa (art et design) cotoient les enfants et adultes des ateliers tout public, où l’on croise des élèves de l’école de musique, tout ce petit monde cohabitant dans un ancien séminaire augmenté de grandes salles lumineuses, idéales pour la pratique plastique.

L’idée du sujet m’est venu de l’ami Ali, me racontant son plaisir à investir une partie de ses cours à Paris VIII pour réaliser avec les étudiant·es des banderoles dédiées aux manifs parisiennes. Mais bien sûr! Dans le contexte politique bouillant (Gilets Jaunes toujours debout, impressionnantes grèves et manifs contre la réforme des retraites, actions écologistes et féministes toujours plus nombreuses…), j’ai proposé aux étudiant·es de créer leurs propres objets de manifestation. Réunis en groupe par affinités politiques (après un petit temps d’écriture), à eux·elles d’inventer des formes pour rejoindre les cortèges, de multiples médiums (et matériaux) étant possibles : scénographie, image, costume, objet…

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Workshop à l'Esa pyrénées, site de Pau

En début d'année j'étais à Pau, du 11 au 15 mars. Invité par Laurent Agut à intervenir auprès des étudiant·e·s de deuxième année de l'ESA Pyrénées. Une ville où j'ai mis deux fois les pieds par le passé avec Adrien et toujours sur l'invitation de Marsha Emanuel. J'en gardais le souvenir ému d'une ville de la bonne taille, qui se parcoure à pied, d'un vieil hôtel aux chambres immenses, de la vue sur la montagne, et d'un bar, L'Imparfait, et d'un autre tenu par un ancien Brestois.

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Workshop à l'école Estienne



Du 11 au 14 juin, l’école Estienne (Paris) nous a invité a proposer un workshop aux étudiant·es de la 1e année du «DN MADE», diplôme sur trois ans qui remplace le BTS design graphique (en intégrant la précédente année de prépa). Un atelier intensif avec de toutes jeunes personnes, en début de parcours dans le champs de l’image et de la communication. J’y ai vu la possibilité d’une sorte de pré-summer class foisonnante, pour réfléchir et travailler sur l’image dans un sens généreux et ouvert, de proposer des méthodes de travail un peu déboussolantes et partant d’expériences sensibles, d’amener des matériaux politiques aussi pour orienter le sens de nos discussions. Je suis arrivé avec plein de bribes de sujets et finalement nous avons procédé ainsi :
• Les trois premières journées commençaient par la projection d’un film sur un sujet social. Lundi nous avons regardé Chats Perchés de Chris Marker (qui dépeint l’agitation sociale depuis Paris en 2002), mardi nous avons regardé un large extrait de La Domination Masculine de Patric Jean (2007) et mercredi nous avons regardé #67 de Jean-Gabriel Périot (à propos des « tomates de merde »).
• Pour échanger autour de ces films, exprimer ce qu’on en a compris et ce qu’ils nous évoquent, on se réunit par groupe de trois personnes. Puis à tour de rôle, chacun·e dans le groupe raconte aux autres un souvenir de son histoire personnelle en lien avec le sujet du film. Les souvenirs sont notés sur petits bouts de papier.
• Les souvenirs retranscrits sont réunis puis chacun·e en pioche un.
• Ce souvenir est une matière première pour travailler maintenant de l’image. Mais tout compte fait, on peut le laisser un peu de côté, dans l’idée première d’expérimenter tout azimuts de la forme, de la matière, de la couleur (plutôt que de chercher à illustrer le souvenir, gare au hiatus!). J’essaye d’amener chacun·e vers des formes qui me touchent, en leur amenant par exemple des références d’artistes que m’évoquent leurs recherches (on peut se sentir libre de copier). On travaille format carte postale, entre A6 et A5, des petits formats pour pouvoir produire assez rapidement et étaler facilement ses recherches pour une vue d’ensemble.
• Après trois cycles film + souvenirs + recherches graphiques (rythmé par une projection quotidienne d’images en guise d’entracte), on se pose devant ses esquisses pour en sélectionner une avec moi, la pousser et la faire passer à un grand format tout en faisant arriver le texte. Chacun·e ayant collecté trois souvenirs, on est libres d’associer l’un de ces textes (ou bout de textes) avec la piste visuelle qu’on juge la plus intéressante ; il faut faire sens! On travaille au format affiche (~A2) en vue d’un « rendu ».
Cette version finale, si elle permet de donner le sentiment du travail accompli, n’est pas pour moi le plus important de ces quatre jours de travail, de découvertes, de paroles, de rencontres. C’est le cheminement qui compte. Caminante no hay camino (A. Machado)

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Workshop à l'Ensad

Nous avons été invités par Dirk Behage à intervenir cinq jours à l'Ensad avec un groupe d'étudiant·e·s de quatrième et cinquième année de design graphique (DGMM pour les intimes). Nous avions déjà remis les pieds dans l'école l'an passé pour une conférence mais c'était la première que nous y revenions pour un temps de pratique et consistant en plus, cinq jours! Pour moi, dix ans presque jour pour jour depuis mon diplôme. Avec le plaisir de voir celles et ceux qui sont encore là et de constater aussi que certain·e·s sont parti·e·s.

Nous avions un large thème, l'identité, et des envies de faire de très grandes images en usant de la sérigraphie mais sans se mettre à la table. La situation de l'école, à deux pas du Panthéon, nous donne une piste de départ. Mais alors, dans notre panthéon à nous, on y mettrait qui? on y mettrait quoi? Des gens? Des objets? Des mouvements? Des lieux? Des périodes de l'histoire?

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Workshop à Orléans – Nous aimons écrire des histoires et peindre des images


L’atelier proposé, comme le sont souvent les ateliers que nous menons, résonne beaucoup avec nos pratiques actuelles et les recherches que nous avons en tête. Avec les étudiants d’Orléans nous avons voulu travailler autour de l’écriture, prendre le temps de mener des exercices graphiques détachés de la question du sens, il y a eu des moments collectifs et puis individuels, pour enfin arriver au travail d’une image, une « peinture ».

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Workshop en Licence pro design graphique à Rennes

Les 15, 16, 17 + 22, 23 et 24 janvier, nous sommes en workshop avec quinze étudiant·e·s de la Licence pro design graphique de Rennes2, au Lycée Coëtlogon. Ce lycée forme aux métiers de l'imprimerie avec un chouette équipement, presses offset et numériques, tout le matériel pour la prépresse…

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PR2017 — Une marche exploratoire de Bougainville à Rosa Parks



Entre décembre et mai, j’ai mené une série d’interventions avec trois établissements scolaires marseillais, une action rendue possible par le Frac Paca. On a appelé ça « PR2017 — Une marche exploratoire de Bougainville à Rosa Parks ». Une Petite Randonnée dans un quartier riche de moults histoires, passées, présentes et à venir.



Le 24 mai, au collège Rosa Parks (Marseille, 15e), le projet PR2017 était parachevé par l’exposition des travaux réalisés avec les enfants de la maternelle Extérieur, du collège Rosa Parks et du lycée Diderot (BTS design d'espace). En parallèle, une exposition d’œuvres du Frac et du Fcac (Fonds communal d’art contemporain) s’ouvrait dans un espace étonnant, juste en face du collège, l’Acadel (Association pour la concertation et les actions de développement local).

Texte de présentation, écrit par mes soins :
Entre le collège Rosa Parks et la maternelle Extérieur, il y a le quartier des Crottes. Un quartier à taille humaine, riche d’une population métissée et d’un passé industriel. C’est aussi une zone visée par une grosse opération d’urbanisme : Euromed 2.
Comme si elles étaient synchronisées, les évolutions des enfants et du quartier s’annoncent fulgurantes. Qui seront et que feront ces enfants dans 5, 10 ou 20 ans? Quel visage aura le quartier dans quelques temps? On nous annonce par exemple la création d’un beau grand parc (le Parc des Aygalades) à la place de l’actuelle gare de marchandises du Canet. Par ce parc, on pourra peut-être bientôt relier la maternelle et le collège de manière très agréable.
Aujourd’hui, pour réaliser ce parcours, on voit beaucoup de bitume, peu d’arbres, le ruisseau des Aygalades est quasi-invisible, les bâtiments industriels en friche et les graffitis sont nombreux. Il y a aussi quelques déchetteries sauvages, un étonnant éco-quartier en construction, la rue de Lyon et toutes ses bagnoles, évidemment les Puces… Et bien sûr plein d’habitants et de personnes travaillant ici. C’est ce parcours en zigzag que nous avons suivi cet hiver tous ensemble (enfants de la maternelle, jeunes du collège et du BTS design d’espace du lycée Diderot), de manière à découvrir ou mieux connaître ce quartier ; son passé, son présent et son futur possible.




Une série de portraits des enfants de l’école maternelle là où ils vivent — Ateliers avec deux classes de la maternelle Extérieur
Pour fixer un instantané de ces enfants et de leur cadre de vie, nous avons d’abord réalisé avec eux une série de pancartes, à partir de photos prises sur le parcours PR2017. Les enfants choisissent une photo, nous racontent pourquoi avant de réaliser leur propre panneau. Dans un second temps, nous sommes retournés là où ont été prises les photos choisies pour réaliser ces portraits.



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Imaginer la transformation des friches du quartier en lieux de vie et d'activités — Ateliers avec une classe de 6e du collège Rosa Parks
Parce que la mutation de la ville ne doit pas être exclusivement la responsabilité des personnes « autorisées », nous avons mis les élèves dans le rôle d’aménageurs ou d’entrepreneurs. À eux d’imaginer comment transformer une friche en local pour une association ou un commerce… Chaque groupe de deux élèves a pioché au hasard une photo de friche du quartier, associée au hasard à une activité qui pourrait s’y implanter. À eux d’ouvrir et décorer la façade, de dessiner l’enseigne, de planter des arbres… Faire d’un bout abandonné de ce quartier un endroit agréable et vivant!



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Récolter des fragments d’un quartier pour composer un travail plastique — Ateliers avec les 1e années du BTS design d'espace du lycée Diderot
Avec les étudiants, nous avons réalisé une deuxième fois le parcours « PR2017 ». Cette fois, chacun-e avait pour tâche de récolter de la matière le long de la balade, selon des sujets individuellement tirés au sort (couvre-chef, graffiti, l’eau, présence des femmes, portes de la rue de Lyon, etc.). De retour en classe, des groupes de deux ou trois étudiants se sont formés, mettant en commun leurs sujets et leurs matériaux pour réaliser une composition visuelle.



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Trois ateliers pour dessiner un portrait — Exposition au collège Rosa Parks
Réunis au collège Rosa Parks, les travaux aboutis dans ces trois ateliers composent ensemble un portrait singulier du quartier comme il existe aujourd’hui. Un portrait qu’il sera précieux de voir et de revoir à mesure que le quartier et ses jeunes habitants changeront.



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Un grand merci à Flavien Odorin du Frac Paca pour tout le travail qu’il a mené pour rendre ces ateliers et expositions possibles et le soutien qu’il m’a offert. Merci à ses collègues du Frac, Annabelle et Stéphanie, en renfort! Je remercie chaleureusement les professeures de la maternelle Extérieur, Sandra Cadorin, Anne Busch-Voiry, Alexa Giunti et Aurélie Fernandez, vivement impliquées et disponibles tout au long de cette aventure. Merci beaucoup Anna Masau, professeure du collège Rosa Parks ; ça n’a pas été forcément aisé de travailler dans le cadre de la petite heure hebdomadaire d’arts plastiques, mais au final on a abouti à un bon travail je trouve! Merci à Gaël Chapon du BTS design d’espace de Diderot pour sa présence.



Il a parfois était un peu difficile de mener ce travail, étalé sur plusieurs mois, en parallèle des excursions régulières et les nombreux travaux liés à Formes Vives, mais j’ai été très content de pouvoir bosser sur un territoire qui me touche de près et que j’ai pu mieux découvrir. Travailler avec les minots a été sportif mais très chouette, notamment avec les maternelles (une première pour moi!). J’aime beaucoup la série de portraits des enfants réalisée, qui colle avec mes intentions initiales ; j’espère qu’elle pourra être montrée à nouveau par la suite, et redécouverte dans quelques années, quand le quartier et ces jeunes auront tant changé…

Lyon, La Martinière Terreaux, Lamartine, Alban-Paul, Jeanne, Aurélia, Antoine, Félicité, Ali, Morgane, Anouk, Mona, Les Seychelles, François, Les Transversales



Départ samedi 25 mars pour Lyon, retour dimanche 2 avril.

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