La Piscine sous tous les angles et les collages de Luc Leblanc

Clichés ramenés d'un passage dans le Nord.

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Sept jours au Vietnam



Loin de l’anesthésiée Singapour, mais pas non plus dans le genre paradis perdu de l'île Tioman ou culture pittorescouristique de Bali, le dernier coin d’Asie visité durant ce mois voyageur était le Vietnam, où l’on retrouvait mon vieux pote Grégoire qui y a posé son cœur et ses valises jusqu’à nouvel ordre. Point de chute à Hanoï, idéal pour lancer quelques visites dans cette capitale animée. Hiver doux mais hiver quand même, moustiques toujours, virées en scooter (ils conduisent tous comme moi en vélo!), musée de la femme, de l’ethnographie aussi avec un jardin de maisons vietnamiennes géniales, de la super bouffe, et on en a aussi profité pour aller voir l’une des «sept nouvelles merveilles de la nature du monde» ouais ouais. Les calanques de Marseille me manquent quand même.

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Du côté d’Ubud



Hello. Alors tout va bien ici, même que cette semaine on a pris quatre jours pour faire un saut de l’autre côté de l’équateur, à Bali. Dans le coin d’Ubud pour être précis. Il faisait chaud, les touristes étaient présents et les boutiques à touristes encore plus, les routes sont étroites et la circulation périlleuse, je suis désormais un peu plus calé sur l’hindouisme et l’histoire de l’Indonésie et il faudrait que j’apprenne à préparer le nasi goreng.

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Février à Singapour (1)


Salut. Il fait chaud ici, je mange chinois au moins une fois par jour, ou indien, les panneaux parlent anglais mais les gens pas trop, les centres commerciaux sont plus nombreux que les parcs, les arbres sont malgré tout un peu partout, ils sont d’ailleurs bien différents, enfin pas mal de trucs sont différents.

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Marseille — Nijmegen

Préambule. Mon amour-tornade vit quelques mois dans une ville hollandaise. Je me suis dit que je pourrais bien pédaler jusqu’à chez elle. J’ai préparé un itinéraire avec chaque soir des amis pour m’accueillir. Mon tracé initial fait 1600 kilomètres, avec dix étapes et sans doute une ou deux petites liaisons en train, voire plus selon la météo et la forme. Départ : Marseille. Puis St-Saturnin-lès-Apt ; Chabrillan ; Lyon ; Annecy ; Chalon-sur-Saône ; Chaumont ; Saron-sur-Aube ; Reims ou Cambrai ; Bruxelles. Et enfin, arrivée : Nijmegen.



Je pars léger, avec mon vélo de course, engin en carbone, une selle cuir bien rodée, une sacoche de guidon et une grosse sacoche de selle. Mon équipement : des barres céréales, un multi-outils, un petit chiffon, un kit de réparation, une chambre à air et une mini-pompe, un antivol léger, un appareil photo, un baladeur, un téléphone, une paire de lunette de soleil, un k-way gore tex, une paire de mitaines, mon Opinel, un crayon, un feutre, cinq exemplaires du À Trois Formes Vives et un Article11 n°12, un bouquin de Despentes à offrir à Hélène, deux maillots jersey, un cuissard, une paire de chaussure de vélo, une paire de vans, un pantalon, une chemisette, un marcel, un pull en laine, un sous-vêtement chaud, trois paires de soquettes, deux caleçons, une serviette compact, une brosse à dent offerte, des cachetons de paracétamol et d'ibuprofène, un pansement, un sac à viande en soie, un stick à lèvre, une huile de massage pour les articulations, quatre premières cartes de région Michelin, les billets de train pour le retour, un porte-monnaie, trois câbles pour mes appareils électroniques, mes clés, deux gourdes, une frontale et un petit phare clignotant arrière, un casque. Pas de compteur, pas de bouquin, pas de cahier. Je dois arriver à un truc comme 16 kilos.

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Quelques jours entre Nice, Coursegoules et Lucéram



Retour de vacances, d’une trop courte semaine passée du côté de Nice et de son arrière pays. Une vadrouille en partant de la maison (Marseille) pour rejoindre Nice après une longue et chaude journée passée sur la selle (Marseille - Aubagne - Brignoles - lac de Carcès - Draguignan - Puget-sur-Argens - Fréjus - Saint-Raphaël - Cannes - cap d’Antibes - Nice). Les plages de la côte d’azur qui foutent des boutons mais toujours le plaisir de se baigner et de retrouver la grande prêtresse Martha. Point de chute improbable sur la moite Promenade des Anglais. Rebond à Beaulieu chez Pauline et Valentin. Pour finir à manger grillades et salades chez Sylvain, avec Margot, Sasha, Giuliana, Benjamin…

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Un atelier de sérigraphie mobile et un peu de voyage à Nantes

C’était à Nantes cette semaine, sur la place publique, aux alentours du nouveau Carrousel des machines de l’Île, que Quentin Bodin et Luc de Fouquet ont décidé de clore en beauté une grosse semaine de pérégrinations dans le sud de la Bretagne, à bicyclette, accompagnés de leur atelier de sérigraphie mobile (une remorque avec un meuble à tiroir). En le déballant sur les marchés des villages de vacances tels que Guérande, Carnac, le Crouesty, Tréffléan… un peu à la manière des ateliers populaires latins ou des cordels, ils ont monté leur petite fabrique d’images in situ.

«Poussés par un soleil brillant (ou presque), une fertile imagination post-diplômatoire (ou presque), une folle envie d’évasion et de découvrir le monde, nous prenons la route en vélo munis de notre charrette sérigraphique afin d’imprimer cartes postales et images souvenirs sur les côtes et terres bretonne!» Quentin et Luc



Même si le beau temps n’était pas forcément au rendez-vous, les deux sérigraphistes en vadrouille ont réussi à imprimer une belle quantité de cartes postales colorées et décalées grâce à leur installation balaise. Vendus prix libre, ces objets uniques sont aussi une façon pour les badauds de (re)découvrir cette technique d’impression artisanale, au rendu inégalable et au charme précieux — un peu de culture graphique populaire ne fait pas de mal pendant les vacances. Et ça a l’air de prendre, bien joué les gars! (Un spécial chapeau bas pour avoir passé le pont de Saint-Nazaire en vtt, et avec la carriole (!)… on connaît la tête des cyclistes sur cette piste infernale.)


L’occasion aussi de faire une première immersion dans cette manifestation culturelle, importante dans l’ouest actuellement, qu’est Le Voyage à Nantes : «la ville renversée par l’art» qu’ils disent! En tout cas il faudra que je revienne, le parcours est intense et riche, se veut largement ouvert mais garde une touche très nantaise et branchée. En tout cas un paquet d’expo et d’événements gratuits viennent compléter les œuvres in situ d’Estuaire, la biennale d’art contemporain locale qui m’avait déjà bien séduit les années précédentes. On pense presque à Lille 3000 avec son lot de buvettes et d’animations plein-air où l’esthétique Royal de Luxe se fait souvent sentir comme cette crêperie géante et un peu sauvage, installée dans une friche de l’île de Nantes qui, apparemment, accueillera bientôt la nouvelle école d'art publique ; on y a prix notre complète et une bolée de cidre.


J’étais content de pouvoir profiter enfin du travail de Roman Signer dont on me clame souvent les bien-faits thérapeutiques des expériences carrément dada, souvent sur fond d’alpages suisses comme en témoigne la première de couv’ du catalogue de l’expo soigneusement dessiné par Grégoire Romanet pour le compte des Éditions Dilecta, très classe, avec un flip book intégré à la mise en page.





Au passage, les belles planches de bois sérigraphiées de l’artiste américaine Jessica Stockholder, accueillies par le Frac des Pays de la Loire.



La grande Zadrouille

Retour de vacances, deux semaines en caravane avec la fanfare Zébaliz pour une tournée dans le Sud de la France : la Grande Zadrouille. Depuis quelques mois, Florence a rejoint le pupitre des saxophones alto. Et c’est en famille que nous avons goûté aux joies de la vie en plein air, des nuits fraiches et des accueils chaleureux. De village en village, le convoi des caravanes allait à la rencontre d’autres fanfares amies que, pour beaucoup, nous retrouverons cet été pour le festival des fanfares de Brest et Ouessant.

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