Entretien avec Alix Neyvoz

«Je suis étudiante en quatrième année à l’ESAG Penninghen à Paris.
Je travaille actuellement sur un petit projet d'édition* dont le thème est ‘la notion de risque en graphisme’, support, message ou organisation.
J’aurais aimé savoir si vous accepteriez de me donner une petite interview, votre point de vue sur cette notion et – pourquoi pas – quelles ont été vos propres prises de risques.» […]
«Ces textes feront l’objet d’une publication unique, dans le cadre d’un sujet proposé par Charlotte Cheetham (Manystuff) et encadré par Bernard Baissait (ex Compagnie Bernard Baissait) et Vincent de Hoÿm (à 2 c’est mieux). Je vous ferai parvenir par courrier un exemplaire photocopié.»

Alix Neyvoz, 2 et 5 janvier 2011.

(*Il s’agit du même projet dans le cadre duquel Morgane Coster nous avait précédemment interrogé sur d’autres thématiques.)

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Entretien avec Morgane Coster

«Je suis actuellement étudiante en quatrième année d’art graphique à Penninghen. Dans le cadre d’un sujet d’art graphique sur la réalisation d’un journal, j’ai choisi de travailler sur le thème des graphistes activistes.
J'aimerais beaucoup que vous m'expliquiez en quelques mots (ou lignes) vos démarches en tant que graphistes actifs dans la société…»

Morgane Coster, 26 décembre 2010.

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Entretien avec Benjamin Retoeb

«Dans le cadre de mon projet de diplôme de DNSEP mention design graphique et édition à l'ERBA de Rennes autour du statut du graphiste et les éventuelles utopies autour de de celui-ci, je questionne les graphistes et plus particulièrement les jeunes graphistes. Certaines des questions sont communes avec d'autres graphistes d'autres ne concerne que vous. Cela me permettant ainsi d'évaluer les différences ou pas entre la réalité et fantasme.»
Benjamin Retoeb, 25 octobre 2009.

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Chantier No 2



Voilà le numéro 2 de notre Chantier.
Tous les articles sont à voir et à lire ici.

Après un premier numéro qui était «une invitation à nous inviter», ce second cahier s'est fait en lien avec notre expérience actuelle au sein du NPA (Nouveau parti anticapitaliste).

Ayant pris part aux réflexions de la Commission pour la Presse, nous rencontrons là des personnes qui sont, actuellement, très étrangères à la création. Sortir des sentiers battus, imaginer ce que peuvent être les formes de la lutte, d'un parti, d'un idéal démocratique, se montrer critique vis-à-vis de la communication que l'on produit, dépasser le pseudo-professionnalisme en s'attachant à l'émancipation par le travail… Rien de tout ça n'est présent dans les réunions. Toutefois nous prenons part aux discussions, essayons d'essaimer quelques unes de nos idées, proposons quelques participations…

Sans abandonner cette difficile collaboration, nous avons produit de notre côté un cahier d'utopistes, une somme de propositions cohérentes (et donc radicales), une recherche libérée. S'appuyant — comme à notre habitude — sur une définition-critique du marketing et de la propagande, ainsi que sur un relevé de pratiques militantes qui nous semblent des plus intéressantes, nous avons défini une poignée d'enjeux qui se retrouve ensuite développés dans des propositions d'organisation, de pédagogie, de système de presse et de communication graphique.
Ces propositions s'inscrivent dans des chapitres qui sont autant de points autour desquels doit se constituer un travail-critique.



Nous vendrons des exemplaires prix libre lors des journées Portes ouvertes de l'Ensad, les 30 et 31 janvier.

Citoyen-graphiste — Partisan de l'intérêt public



Précédemment disponible en pdf, notre mémoire est désormais entièrement à lire en ligne sur le site de l'atelier
http://www.formes-vives.org/atelier/?category/Citoyen-graphiste



Après avoir collaboré sur divers projets, Nicolas et moi nous sommes retrouvés à l'occasion de notre mémoire de 4e année des arts décos. Pendant près de 4 mois nous nous sommes attelés à affiner notre compréhension des pratiques des institutions publiques en matière de communication.
Un sujet qui nous concerne en tant que graphistes mais aussi, et surtout, en tant que citoyens.
En partant de ce qui nous entoure, nos lieux de vie, nous avons esquissé un inventaire des matériaux graphiques qui nous sont destinés (identités visuelles, journaux, affiches, etc.). Nous nous sommes intéressés aux mairies d'Ivry, de Créteil, de Paris, de Brest, à la région Île-de-France ; autant d'organisations qui ont des fonctions de représentations et de services, et non pas de vente.
Nous avons remarqué que la production de discours (mots et images) par les institutions publiques se substituent bien souvent au sens des actions de la collectivités. Elles cherchent, par l'utilisation des formes marchandes, à légitimer leur position. En jouant le jeu de la publicité et du marketing, elles discréditent encore plus un système certes imparfait mais aussi, parfois, généreux.

Si l'on estime qu'une région, une ville, un quartier, ne sont pas des produits de consommation, si l'on estime que le rapport citoyen—élu n'est pas réductible à une enquête de satisfaction, alors il faut arrêter de reproduire les logiques de la réclame.
Le travail de recherche et de critique que nous avons fourni via ce mémoire peut être vu comme le démarrage d'une pratique lucide de la communication visuelle. Bien sûr nous ne sommes pas les premiers à prendre une telle position. Ainsi notre mémoire rend compte de l'évolution de la communication à travers l'Histoire (lire L'achat de la paix sociale et Éléments de chronologie).
Nous avons également laissé la parole à trois praticiens : Jean-Pierre Grunfeld, Pierre Bernard et Gérard Paris-Clavel. Ces trois entretiens forment en quelque sorte le cœur du mémoire.

Bonne lecture.

Pour une pratique intéressante

(Brouillon) (La hiérarchie se fait de haut en bas)


(Il n'a pas encore de titre)

Notre mémoire

Avec Nicolas nous aboutissons en ce moment notre mémoire (rendu le 2 juin) ; c'est ce qui explique l'actuelle faible activité de Formes Vives.


Nous produisons ensemble une analyse du développement, des usages et des enjeux de la communication visuelle dans les institutions publiques. En même temps nous nous plaçons dans un désir de démocratie et essayons de voir comment il serait possible d'amener des images d'intérêt public.

Défilent dans nos pages un embrouillamini de remarques, de critiques, de chroniques, de chronologies, de l'histoire politique, de la sociologie, de la sémiologie, du cynisme, du rhétorique, de l'humour... Une place importante est également donnée à trois entretiens : Pierre Bernard, Jean-Pierre Grunfeld et Gérard Paris-Clavel.

Nous n'imaginons pas pouvoir produire un travail juste en ne s'appuyant que sur de rares «bons» exemples et des intuitions personnelles. Alors nous nous attachons à démanteler la médiocrité des pratiques actuelles, les automatismes, les dérives, les discours, les formes...

Je ne peux pas m'empêcher de faire référence à ce niveau à cette fameuse discussion entre Noam Chomsky et Michel Foucault. Sans prétention, je pense que nous essayons de réinvestir le positionnement foucaldien dans nos impasses de design graphique plutôt que de nous lancer romantiquement dans de vulnérables utopies.


Nous n'avançons pas non plus vers un pessimisme désespérant! Au contraire, dans la composition de ce mémoire ou dans ce que nous pourrons expérimenter l'année prochaine en projet de fin d'étude, nous souhaitons élever du subversif, du solidaire, de la joie.

Ticket chic ticket choc

En 1981 est confié à l'agence Ecom (groupe Havas) la tâche de faire décoller la RATP. L'agence de publicité va faire subir un tournant radical à l'entreprise publique de transport et la campagne va connaitre un franc succès.

Jusque là, les campagnes d'affichages vantaient les qualités réelles de l'entreprise (notamment face à la voiture) mais cela ne semblait plus suffire pour attirer d'avantage les parisiens. On a alors recherché un effet de mode et ainsi est créée une image forte et originale mettant en avant le ticket jaune et sa bande marron. On a créé une image de «marque» pensant que l'image d'une institution publique ne pouvait revendiquer le dynamisme nécessaire.

Cette réussite est sans doute, en partie, à l'origine de ce qui fait la médiocrité actuelle de la communication des institutions publiques qui se sont rabattues sans moufter sur le modèle de la publicité commerciale – c'est sans doute pire car en dépensant des sommes colossales elles doivent être persuadées d'être «en avance».

Quand j'emploie la terme de «médiocrité» ce n'est pas pour juger de la qualité visuelle des images produites mais pour souligner la confusion faite entre les usagers et les consommateurs que ce type de communication implique. On s'adresse à nous pour nous vendre quelque chose alors même que la raison première d'un service public en France devrait être d'améliorer notre qualité de vie. Ainsi, une entreprise publique devrait s'adresser à ses usagers comme à des citadins, des habitants de l'espace public et à fortiori des citoyens. Jean-Pierre Grunfeld utilise à ce sujet le terme de «citadin-citoyen».

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