Sur la Petite Ceinture — une enseigne pour la Station Désir

Avec les Saprophytes et Sophie Tartière, nous sommes intervenus la semaine dernière sur la Petite Ceinture, sur un tronçon dans le 19e arrondissement (proche de l’avenue Jaurès). Si le travail avait déjà été entamé, cette semaine a été l’occasion d’investir un peu plus le terrain, en transformant la cabane de chantier (container customisé de la Ville de Paris… et déjà vandalisé) en un lieu d’accueil et de rencontres.

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Une station nommée désir — début des chantiers ouverts sur la Petite Ceinture à Paris




Au printemps notre équipe a été retenu pour réaliser une étude, sur le terrain, des usages et désirs pour l’aménagement de la Petite Ceinture. C’est Les Saprophytes qui conduisent ce groupe de travail, avec les sociologues d’Arènes (Sophie Tartière) et nous mêmes en tant que graphistes-plasticiens.
Mardi nous commençons les chantiers et ateliers ouverts sur la «Station Désir» de la Petite Ceinture (19e, rue Petit). Pour cette première étape il s'agira de s'installer sur le site, en construisant une enseigne-auvent et du mobilier, et nous travaillerons ensemble à imaginer des récits fictionnels liés à la Petite Ceinture dans l'avenir.
Plusieurs ateliers et temps d'échange seront menés en même temps : construction, peinture, mobilier, écriture… Vous êtes les bienvenus pour y participer :
• mardi 6 septembre de 14 à 17h
• mercredi de 10 à 17h
• jeudi de 12 h à 20h
• vendredi de 10h à 17h
• et le samedi autour d'une auberge espagnole à partir de midi




Plus d'infos sur le site des Saprophytes.
De la lecture sur la Petite Ceinture d'hier, d'aujourd'hui et de demain sur le site de la mairie de Paris.
D’autres groupes de travail sont aussi au boulot, sur d’autres sections de cette même Petite Ceinture. Ya+K par exemple.
On vous tiendra au courant des autres dates d'atelier ouvert!

Le Café Villageois de Lauris



Avec la clique des archis-constructeurs et bien complices Etc, une grappe de belles énergies bénévoles et Pierre Tandille, nous sommes retournés à Lauris la semaine dernière pour poursuivre la construction et l’aménagement du café de l’association Au Maquis, au pied du village de Lauris, entre Luberon et Durance, à 60 km de Marseille (2h20 de vélo).
Après la réalisation, en avril, d’une première terrasse-estrade, de panneaux et d’un premier essai de moulin à eau, cette grosse semaine de chantier a permis de donner sa forme quasi-définitive au café (environ 10h de travail tous les jours, du lundi au samedi, sous une bonne grosse chaleur!)

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Un parlement populaire mobile créé par Etc



La semaine dernière, avec Pierre Tandille, nous sommes allés filer un petit coup de main à la création du «Papomo», un parlement populaire mobile imaginé et auto-produit par le collectif Etc pour permettre à différentes structures, associatives notamment, d’organiser des rencontres, réunions, événements en extérieur, en public, à Marseille. Les premiers à s’en être servi sont les membres de Pensons le matin, une asso d’habitants qui réfléchit à la ville, son organisation, ses transformations, et travaille à peser sur les décisions urbaines. Ils avaient choisis de ce réunir ce samedi matin sur le parvis de la gare St Charles (et sans demander d’autorisation).



Avec Pierre, en deux petites demi-journées, nous avons pris le rôle de «décorateurs» afin de dépasser un peu l’esthétique (bois) brut(e) des Etc pour quelques chose d’un peu léger et «joli». (J’ai bien dit «joli», vous savez ce mot que vos profs d’arts appliqués ont arraché de votre vocabulaire : ).

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Et un logo trop cher et trop moche de plus!

Comme quoi nous ne sommes pas les seuls énervés par la médiocrité et le gaspillage qui a cours dans la communication publique, qui en plus de doter sottement d’«images de marque» des institutions, des territoires, des politiques publiques — qui n’ont a priori pas la nécessité de se revendiquer comme des produits manufacturés ou des franchises de commerce —, coute une blinde (de l’argent public qui ne part pas si loin, généralement dans la poche de copains) et participe allégrement à la pollution visuelle (qui elle ne connait pas de crise de croissance), le tout servi par un discours garanti 100% langue de bois que seule la démagogie la plus forcenée peut enfanter.
C’est le Canard Enchaîné qui nous narre le récent avènement d’un énième logo de collectivité territoriale. (Désolé pour la mauvaise lisibilité de l'image récupérée.)



P.S. Notre générateur de délicieux logos servis par ce qu’il faut de blabla, Logo-de-ville.fr, est toujours bien en ligne!

Öffentlich? Nützlichkeit? Grafik?

Vient de paraître ce petit livre (Graphisme? Utilité? Publique? en français), édité par la Weißensee Kunsthochschule Berlin à la suite d’une série de conférences (été 2011) et d’un colloque (hiver 2012) dédiés au graphisme français actuel, et notamment aux ateliers qui travaillent avec une volonté politique. J’avais eu le plaisir de présenter dans ce cadre l’atelier Formes Vives.



Il y a quelques mois, Alex Jordan, enseignant à la Weißensee et supervisant ce cycle — amplement organisé par les étudiants eux-mêmes —, nous a sollicité pour écrire et mettre en page un texte sur notre travail. Nous avons choisi d’évoquer principalement notre recherche formelle (et ce qu’elle porte de politique à nos yeux).



Malte Martin, Pierre Bernard, Étienne Hervy, l’atelier Fabrication Maison, Fanette Mellier et La Forge sont également de la partie (sympathique entourage!). Tous les textes sont en allemand et en français. Ce livre donne un visage contemporain et multifacette à la notion de graphisme d’utilité publique, je trouve ça bienvenu! J’espère que le livre se diffusera en France et ailleurs!

Pour vous procurer cet ouvrage il faut contacter par mail Silvia Hoppe (silvia.hoppe@kh-berlin.de) et envoyer un virement de 15€ sur le compte Postbank Berlin — IBAN: DE79100100100581515100 — BIC: PBNKDEFF. (Verwendungszweck Kassenzeichen: 0600300018126 Titel 11901 — Prof. Alex Jordan.)

Philippe Chat

Demain samedi 13 avril se déroulera une déambulation artistique en hommage à Philippe Chat, à Fontenay-sous-Bois naturellement. Nous ne pourrons nous joindre à nos amis pour cet après-midi mais en écho nous faisons paraître ici un petit article.
Nous avons été très touchés par la disparition de Philippe le 22 décembre dernier, il était un vrai complice. Dès nos débuts il nous a vivement soutenu tout comme il a encouragé de nombreux pairs et permis à de très belles réalisations graphiques d’éclore — à Fontenay-sous-Bois!



On n’a jamais trop su quelle place, au sens bureaucratique du terme, Philippe occupait à la ville de Fontenay. Pour nous c’était quelque chose comme «Adjoint à l’image dans la ville» ou «Chargé de l’art et du graphisme dans la rue». Voilà quelques faits marquants ou souvenirs personnels du travail de cet infatigable soutien d’un graphisme d’utilité publique…

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Les mains de l'économie sociale et solidaire

Quand des structures que l’on trouve pas trop mal ont recours à des méthodes de communication publicitaires et tristes, ça énerve un peu au début. Ces mêmes institutions qui usent de photos de banques d'images américaines dans toutes leurs publications nous habituent à la médiocrité de leurs discours et représentations. Mais parfois c'en est trop, et l’on prend le clavier pour demander des comptes.

Le 13 novembre dernier je tombe sur ce dépliant pour une formation sur les stratégies de communication pour les organisations de l'économie sociale et solidaire.

Je regarde de plus près la photo en première page de la plaquette et décide d'envoyer un mail à la chambre d'économie sociale et solidaire de Bretagne.

Bonjour,
Juste une petite remarque sur votre plaquette pour la formation à Quimper : « Quelle stratégie de communication pour les organisations de l’Économie Sociale et Solidaire ».
Pourquoi utilisez-vous pour illustrer votre plaquette une photo des mains d'un homme, blanc, d'une cinquantaine d'années, marié (alliance) donc hétérosexuel, avec une montre imposante (une Rolex?), en chemise blanche et cravate bordeaux?
Je vous passe les ampoules qui sautent pour dire qu'on a des idées.
Je suis triste de voir des associations dont je peux constater la justesse de leurs actes user des codes du marketing et singer les images dominantes a priori efficaces.
À quand des formations sur : l'ESS peut-elle, sans se bruler les ailes, utiliser les mêmes formes que le marketing?
Comment imaginer des formes de communication qui reflètent les actes et pratiques solidaires des associations de l'ESS?
Cordialement,
Nicolas Filloque

À ce jour, toujours pas de réponse.
Après la main invisible du marché, les mains de l'économie sociale et solidaire?

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